edmond de rothschild heritage

Situé à la Garde sur la petite commune d’Albaret-Sainte-Marie, à 6 heures de Paris, à 2h de Montpellier et 3h de Lyon, le Château d’Orfeuillette est un havre de paix, une halte idéale en Lozère profonde pour découvrir à deux pas la bucolique région  d’Aubrac. Le groupe « Les Maisons Brunel » y compte dans un rayon de 15 km, 3 hôtels (du 2 au 4 étoiles) plus la halle gourmande « Place du Marché du Village » qui propose le must des produits régionaux. Le Château d’Orfeuillette en étant lui le fleuron  entièrement dédié à la détente et au bien-être. Sur les traces de Théophile Roussel, son premier propriétaire qui, au XIXe siècle, planta les énormes arbres exotiques, vous croiserez peut-être le fantôme de la bête du Gévaudan, la terreur de générations de paysans au XVIIIe dont l’effigie en bois sculpté trône pacifique et en majesté en haut des escaliers menant aux chambres… Eh oui ! Tout participe ici du décor de conte de fée de jadis : le parc immense et romantique, mais également, éclairé de l’énorme lustre aux pampilles de cristal, le vaste lobby immaculé prolongé de bow-window aux jolis vitraux.

On reste dans les contes avec l’éternelle peur du loup telle ici la fameuse Bête du Gévaudan. Son effigie menaçante en bois sculpté du plus bel effet souhaite la bienvenue en haut de l’escalier menant aux chambres ! Mieux vaut s’attarder dans le bar cosy qui précède la salle voûtée du restaurant « Le Théophile » où chauffeuses moelleuses et longues banquettes en velours invitent à profiter du grand feu de cheminée. Sur le fronton de l’âtre est gravée 1566, la date symbolique de l’origine du Château d’Orfeuillette qui, fin XVe siècle, n’est encore qu’un simple relais de chasse. Au fil du temps et au gré de mariages, les familles s’y succèdent. C’est grâce à Théophile Roussel, après 15 ans de chantier qu’Orfeuillette, désormais flanqué de deux tourelles et d’imposantes dépendances, est transformé dès 1875 en un parfait château néo-renaissance.

Fierté de son nouveau propriétaire, le parc de 12 hectares garde encore le souvenir de périples aux États Unis dont ce fervent voyageur avait rapporté et planté de majestueux séquoias, des curiosités pour l’époque car alors inconnus sur le continent. Outre les nombreuses plantations d’arbres rares et de fleurs superbes, on doit à cet esthète, l’entière et harmonieuse conception du tracé des allées et celui du ruisseau qui alimente de romantiques pièces d’eau. Les arbres fruitiers furent plantés par les religieuses qui occupèrent ensuite les lieux jusqu’au rachat par le Conseil général de la Lozère. Successivement et avec des fortunes diverses, hôtel d’application puis hôtel-restaurant, il faut attendre la prise en main de la famille Brunel pour qu’enfin au coeur d’une nature douce et  préservée et après de colossaux travaux le château retrouve dès 2011 sa sérénité et sa fonction hôtelière.

Aujourd’hui,  11 chambres et suites personnalisées à la literie haut de gamme sont ouvertes à un public charmé par le calme, la beauté du lieu et la gentillesse du service : décor féminin pour une suite blanche tapissée de gris argent assorti d’un mignon salon boudoir, ultramoderne noir et jacuzzi au centre pour une autre, voire encore lit rond et plafond miroir ! Les chambres luxe privilégient tour à tour : design, élégance masculine avec fauteuils de cuir anglais, esprit bonbonnière aux couleurs tendres, le  Clin d’œil hollywoodien à Marilyn ou l’hommage au célèbre architecte Gustave Eiffel qui construisit le tout proche Viaduc de Garabit. Pour être au plus proche de la nature, 7 autres chambres sont aménagées dans les dépendances déclinant caractère et singularité, mêlant meubles anciens ou art déco, velours et soieries, cadre doré et photos noir et blanc, bois et marbre d’époque, un délicieux éclectisme grand ouvert sur la nature omniprésente. En attendant le spa, prévu pour 2021, on peut privatiser La Grange à Bulles, un espace bien-être de 200m2, situé à 10 mn au sein d’un des  autres hôtel du Groupe.

Château d’Orfeuillette en Lozère

Côté gastronomie, pour « Le Théophile » au décor intimiste et contemporain, le guide Michelin souligne « l’émotion gustative, la cuisine inventive et la démarche qualité grâce aux produits frais et nobles travaillés par le chef Martin Berger ». Celui-ci qualifié aux Bocuse d’Or privilégie en effet une cuisine bio, 100% locavore qui revisite avec bonheur les incontournables du terroir. Parmi ses plats « signature » : la Truite, légèrement citronnée, gelée de Balsamique blanc, radis et Pamplemousse; L’Agneau de l’Aveyron, au feu de bois aux herbes, royale d’ail violet, artichaut et condiment d’Aubergine au jus corsé ; ou encore Le Chocolat, Sablé Bergamote, mousse jivara, crème glacée caraïbe, crémeux citron bergamote caramel. Au fil des saisons, selon ses envies et en fonction du marché, le chef propose un menu résolument gastronomique avec truffes, écrevisses, boeuf ou asperges qui peut s’accompagner d’une carte de grands crus soigneusement sélectionnée. www.hotels-brunel.com

Agnès LAMARRE